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Présentation Depuis l’arrivée des intelligences artificielles (IA) génératives à usage du grand public, les opérations de désinformation semblent prendre une ampleur inégalée. La science n’est pas épargnée par le phénomène, avec la multiplication de méconduites toujours plus facilitées par ces outils. Pourtant, l’IA générative est aussi porteuse de promesses, grâce à des capacités d’analyse inégalées et de nouveaux champs à explorer. Quels impacts de l’IA générative sur les données de la recherche ? Va-t-elle permettre de décupler les possibilités de découvertes scientifiques en accélérant le traitement des données, ou bien risque-t-elle plutôt de fragiliser la confiance en la science ? Les trois interventions explorent les champs des possibles sous l’angle de différentes disciplines.
Jeudi 16 décembre 2025 - 14h00-16h00
INSCRIPTION
Ce webinaire est préparé par Laetitia Bracco (Université de Lorraine), Delphine Du Pasquier (École nationale des ponts et chaussées | Institut Polytechnique de Paris), Cyril Heude (Sciences Po Paris), Caroline-Sophie Donati (MSH SUD / Université de Montpellier Paul-Valéry), Ling Li (Université Lyon 2), Cynthia Pedroja (Campus Condorcet) et Jozefina Sadowska (INRIA). Programme La nouvelle fonctionnalité pour décrire la gestion des codes et logiciels dans DMP OPIDoR, Maria-Grazia Santangelo (INRIA)Les logiciels constituent aujourd’hui l'un des piliers fondamentaux de la recherche, au même titre que les publications et les données. Pourtant, malgré leur rôle central, les logiciels de recherche restent difficiles à trouver, à citer et à référencer correctement. En raison de l'absence de mécanismes appropriés, les logiciels sont souvent négligés ou mal décrits dans les plans de gestion des données. Pour répondre à ce défi, un questionnaire dédié aux codes sources et logiciels de recherche a été intégré dans la plateforme DMP OPIDoR. Il permet de décrire les logiciels et les données de recherche associées au sein d’un même plan.
Maria Grazia Santangelo Depuis Avril 2025, elle a rejoint l'Inria au sein du pôle données du service Information et Édition scientifiques (IES). Elle y contribue activement au développement et à la mise en œuvre de pratiques de gestion des données de recherche au sein de l'institut. Elle participe en parallèle au projet européen OSTrails, où son rôle est de proposer des lignes directrices pour intégrer les logiciels dans les Plans de Gestion de Données exploitables par machine. Conçu selon les principes FAIR et exploitable par machine, ce questionnaire prend en compte les spécificités du cycle de vie des codes sources et logiciels. Il aborde des aspects clés tels que la description générale du logiciel, les outils de développement et environnements d’exécution, la préservation (référencement et archivage pérenne), les questions juridiques (auteurs, licences), ainsi que la valorisation scientifique des productions logicielles.
Préserver, référencer et valoriser les logiciels de recherche avec Software Heritage Les logiciels sont au cœur de la recherche moderne, mais leur préservation et leur reconnaissance restent des défis majeurs. Software Heritage, initiative à but non lucratif hébergée à Inria, construit l’archive universelle du code source pour collecter, préserver et rendre accessibles tous les logiciels, quels qu’en soient les langages, les origines ou les usages. Cette intervention présentera comment les personnels d’appui à la recherche peuvent s’appuyer sur les services de Software Heritage pour le dépôt, le référencement via les identifiants pérennes SWHIDs et les outils comme CodeMeta afin d’accompagner les chercheurs dans la gestion, la citation et la valorisation de leurs logiciels.
Morane Ottilia Gruenpeter Morane co-préside plusieurs initiatives internationales dédiées à la Science Ouverte, dont CodeMeta, le groupe EOSC Opportunity Area 7 sur les logiciels de recherche, et le groupe “Software Source Code” de la RDA. Elle est également membre active du consortium SciCodes.
Entre visibilité et valorisation : le positionnement du catalogue des logiciels de l’ESRLe catalogue des logiciels de l’ESR vise à améliorer la visibilité et la reconnaissance des productions logicielles issues de la recherche académique. Il contribue à inscrire le logiciel comme un résultat de recherche à part entière. Toutefois, la valorisation des logiciels dépasse la seule question de la visibilité : elle implique aussi des dimensions de protection, de diffusion, de transfert et de stratégie institutionnelle.
Violaine Louvet
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